De l’alphabet au pixel : un voyage au cœur de l’information
Mercredi 1er avril 2026, les élèves de 4e et de 3e ont poursuivi leur découverte du codage à travers une nouvelle intervention passionnante.
Après la venue de l’association Maths en Scène, c’est Pierre Crespin, de l’association Eurek'Alès, qui est intervenu pour animer un atelier de deux heures autour des bases de la transmission de l’information.
Cette animation s’inscrivait dans le cadre du FAST : Festival des Animations Scientifiques et Technologiques, piloté par Université de Nîmes. Grâce à ce dispositif, les élèves génolhacois ont pu bénéficier d’un programme scientifique de grande qualité.
Comment coder une information ?
Dans un premier temps, les élèves ont réfléchi à la manière de coder une information. À travers le jeu Concept, basé sur des idéogrammes, ils ont expérimenté les limites de ce type de communication : sans règles précises, il est difficile de s’assurer que le message est compris de la même façon par tous.
Ils ont ensuite exploré le codage des sons et de la parole en utilisant des rébus syllabiques, une approche ludique qui leur a permis de mieux comprendre la décomposition des mots.
L’intervention s’est poursuivie par un voyage dans le temps, à la découverte de la naissance de l’alphabet. Les élèves ont appris que les premières écritures des peuples sémites ne comportaient que des consonnes. Ce sont les Grecs qui ont introduit les voyelles, permettant de distinguer plus facilement les mots. Par exemple, sans voyelles, il devient difficile de différencier des mots comme « normal » et « anormal ».
Comment diffuser une information ? Quand les 0 et les 1 prennent vie en classe...
Dans un second temps, la question de la diffusion de l’information a été abordée. Les élèves ont découvert que nos moyens de communication actuels (e-mails, SMS, réseaux sociaux) reposent sur l’électricité : les messages sont traduits en suites de 0 et de 1, correspondant à l’absence ou à la présence d’un signal électrique.
Ils ont ainsi été initiés au système binaire, qui permet d’écrire tous les nombres à l’aide de seulement deux symboles, contrairement à notre système décimal habituel qui tuilise 10 chiffres.
Cette découverte s’est concrétisée par la réalisation d’un pixel-art en noir et blanc (6 × 6), codé sous forme d’une suite de 36 symboles binaires. Une manière concrète de comprendre comment les images numériques en noir et blanc sont construites et transmises.
Les élèves ont ensuite abordé la question de la couleur sur les écrans. Ils ont découvert le principe du RVB (rouge, vert, bleu), basé sur l’addition de lumières colorées. Contrairement à la peinture, ici le mélange du rouge et du vert produit du jaune ! Chaque couleur est définie par une valeur comprise entre 0 et 255 pour chacune des trois composantes, codée en binaire.
C’est ainsi que sont donc transmises toutes les images numérisées.
Un voyage entre passé et futur
À travers cette intervention riche et interactive, les élèves ont ainsi parcouru l’histoire de l’écriture tout en découvrant les bases du fonctionnement des technologies numériques actuelles.
Ils ont pu comprendre que, derrière les outils numériques du quotidien, se cachent des principes simples mais puissants. Une belle occasion de rappeler que si les machines manipulent des suites de nombres binaires, c’est bien l’intelligence humaine qui les conçoit et leur donne du sens.
Une nouvelle thématique sera proposée l’an prochain par l’association Eurek'Alès. Peut-être sera-ce l’occasion pour les élèves de se rendre à Rochebelle afin de poursuivre leur exploration du monde scientifique !